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Le Pôle de Danses et Musiques Actuelles


Si, jusqu’en 2015, les disciplines artistiques « classiques » étaient prépondérantes au sein du Conservatoire à Rayonnement Départemental, la construction du Pôle de Danses et Musiques Actuelles (PDMA) à Lillebonne a marqué un tournant dans les pratiques. Elle a permis d’élargir l’offre de formation et de capter de nouveaux publics.

Depuis l’ouverture de la structure, les amateurs sont de plus en plus nombreux à venir se frotter aux musiques actuelles (jazz, jazz improvisé, électro, rock…), aux techniques innovantes comme la Musique Assistée par Ordinateur (MAO), à la danse contemporaine et, depuis la rentrée 2016, à la danse modern’ jazz. Les formidables outils que constituent les deux studios d’enregistrement et la grande salle pédagogique attirent des groupes et des formations venus de tout le département et participent largement à l’attractivité du lieu.

Le PDMA est une entité du Conservatoire à Rayonnement Départemental Caux vallée de Seine. Comme lui, il est placé sous l’autorité de la Communauté d’agglomération et sous la direction de Thierry Boyer.

Horaires aménagés ou horaires traditionnels

Les horaires traditionnels
L’offre de cours en horaires traditionnels (sur le temps de la pause méridienne et en soirée tous les jours de la semaine sauf le dimanche, les mercredis et samedis toute la journée) du PDMA s’adresse aussi bien aux enfants et aux ados qu’aux adultes.

Tous les niveaux de pratique sont acceptés. Les ateliers de musique ou de danse contemporaine sont ouverts aux musiciens/ danseurs expérimentés comme aux débutants.
Au total, toutes disciplines confondues, 338 élèves de tous âges sont inscrits en horaires traditionnels au PDMA.
Vous êtes adultes et vous avez enfin un peu de temps libre pour pratiquer un instrument ? Vous vous laisseriez bien tenter par un atelier de jazz improvisé ?
Votre dernier entrechat remonte à de nombreuses années mais reprendre la danse vous titille ? N’hésitez pas à pousser les portes du PDMA et à venir rencontrer l’équipe des enseignants qui se fera un plaisir de répondre à vos questions.

Les Classes à Horaires Aménagés
Destinées aux élèves qui souhaitent concilier études et danse, elles offrent la possibilité de recevoir gratuitement, en partenariat avec l’Education Nationale et dans le cadre des horaires et programmes scolaires, un enseignement artistique.
Les élèves scolarisés à Lillebonne ont la chance de pouvoir s’inscrire en classes à horaires aménagés danse (CHAD) ou musiques actuelles (CHAM).

Les musiques actuelles (CHAMA)

Les Classes à Horaires Aménagés Musiques Actuelles sont rares en France. L’ouverture d’une CHAMA à Lillebonne en 2015 a offert une belle opportunité aux collégiens de se frotter de près aux musiques amplifiées. Les CHAMA sont rattachées au collège de la Côte Blanche et concernent les élèves des classes de 6e et 5e. 32 élèves sont inscrits en CHAMA pour l’année scolaire 2016-2017.

S’ouvrir à de nouvelles tendances
Ce mardi matin, les élèves des CHAMA enchaînent les ateliers. En fin de matinée, ils se seront successivement formés à la Musique Assistée par Ordinateur (MAO), à une pratique instrumentale (guitare, batterie, basse, voix…) individuelle, à une pratique instrumentale de groupe et au chant. Certains d’entre eux jouaient déjà d’un instrument avant d’intégrer les CHAMA, pour d’autres c’est une découverte. Pour le moment, beaucoup se disent amateurs de musiques électroniques ou de rock metal.
A l’issue de leur cursus, ils auront sans doute découvert des esthétiques nouvelles et innovantes et exploré de nouveaux répertoires.

Apprenti compositeur avec la MAO
Au PDMA, sous la direction d’Eric François, également professeur d’alto, les élèves apprennent à créer de la musique sur le logiciel Garage band.
Les effets sonores sont infinis, le champ des applications possibles est immense.
L’ enseignant se plaît à comparer ce logiciel à « un jeu de legos musical qui permettrait de construire de la musique et de développer la création sonore. »
Avec la MAO, les enfants acquièrent de façon ludique des notions théoriques sur la création musicale et développent une réflexion sur la construction d’un morceau de musique.

Les classes à horaires aménagés, la Danse (CHAD)

Les CHAD sont ouvertes aux élèves des classes de CE2 et CM1 (ayant suivi un CE2 CHAD) scolarisés dans les écoles Carnot, du Clairval, Desgenétais-Notre Dame, Glatigny et Prévert.

Au total, 32 élèves sont inscrits en CHAD pour l’année scolaire 2016-2017. Dans leur emploi du temps, deux demi-journées sont consacrées à l’enseignement artistique :
Lundi matin : 1h de danse classique et 1h de formation musicale
Vendredi après-midi : 1h45 de danse contemporaine

Les cours de danse
Le corps comme moyen d’expression
L’apprentissage de la danse permet à l’enfant de mieux se connaître. En dansant, il explore son corps et les différentes façons de se mouvoir. Il expérimente la notion d’espace et apprend à être à l’écoute des autres. Enfin, il développe sa créativité et son imaginaire lors des séquences d’improvisation.
Si les cours sont avant tout pratiques, ils peuvent également comporter des temps de « culture chorégraphique » (histoire de la danse) durant lesquels les élèves se familiarisent avec des figures incontournables du répertoire contemporain pour s’essayer ensuite à quelques pas de danse à la manière du chorégraphe étudié.

Sensibiliser les scolaires à la danse
Afin de faire connaître le cursus CHAD et de susciter de nouvelles vocations, Nathalie Frixtalon, professeur de danse contemporaine au Conservatoire, propose trois séances d’initiation aux élèves des classes de CE1 de toutes les écoles lillebonnaises. A l’issue de ces ateliers, certains feront une demande pour intégrer les CHAD, d’autres en resteront là. Mais tous auront pris plaisir à cette pause artistique dans leur vie d’écolier.

La formation musicale

Le mouvement au service de l’apprentissage de la musique: Le choix de la pédagogie Dalcroze
Qui a dit que les danseurs s’ennuyaient en cours de formation musicale ? Cela, c’était avant. Au PDMA, Elodie Lucas et Thierry Talbot, professeurs de formation musicale, enseignent une pédagogie ludique et vivante, fondée sur une méthode active, la rythmique Dalcroze.

Qu’est-ce que la pédagogie Dalcroze ?
C’est une méthode inventée par un compositeur suisse, Emile Jaques-Dalcroze. A la fin du XIXe siècle, il a demandé à ses élèves de poser les crayons, de pousser les tables, d’enlever leurs chaussures et de se mettre en mouvement, car selon lui le corps devait être au centre de la musique. Une révolution à l’époque. Avec Dalcroze, les notions rythmiques comme les notions harmoniques et mélodiques sont vécues à travers le mouvement, le jeu, l’improvisation, les exercices de coordination ou de dissociation et deviennent une réalité concrète pour l’élève.

L’ atelier lutherie du PDMA, un lieu unique en France

L’enseignement de la lutherie est une spécificité du conservatoire Caux vallée de Seine qui est le seul, en France, à dispenser ce savoir-faire et à l’avoir intégré dans son cursus. Les élèves viennent de tout le département pour suivre les cours de Pierre-Alexandre Bellest, luthier fabricant de guitares classiques.

La première chose qui surprend en pénétrant dans l’atelier de lutherie du PDMA, c’est la fonctionnalité de l’espace de travail. Vaste, lumineux et équipé d’un outillage et de machines de grande qualité, le lieu a été entièrement pensé et agencé pour offrir aux élèves des conditions idéales d’apprentissage. L’atmosphère parfumée retient aussi toute l’attention du visiteur. Erable, cèdre, épicéa… Les fragrances des essences de bois utilisées pour la fabrication des instruments s’entremêlent et embaument chaque pièce. Concentrés, appliqués et méticuleux, les élèves progressent pas à pas sous l’oeil avisé de Pierre-Alexandre. « Il n’existe pas de méthode absolue pour réaliser une pièce en lutherie, il faut s’adapter à chaque élève » nous confie le luthier. Guitare, violon ou violoncelle, guidés par les conseils de leur professeur, ils façonneront leur instrument de A à Z et cela nécessitera plus d’une année de travail.

Inscrite à l’atelier lutherie depuis la rentrée, Liliane suit également les cours de violon de Cécile Tref depuis un an et demi. « J’ai toujours été intéressée par le travail du bois et les qualités de précision qu’il nécessite. J’avais envie de créer mon propre violon, d’être fière de jouer d’un instrument qui serait vraiment le mien. En le fabriquant, j’apprends à mieux le connaître, j’en découvre les moindres détails et je peux en nommer chaque partie. Ce n’est pas un violon anonyme, un violon parmi d’autres, c’est mon violon. Nous sommes familiers tous les deux finalement ! »

Thomas est un des plus jeunes élèves de l’atelier. Il pratique la batterie depuis neuf années avec Quentin Damamme. A 16 ans, il a déjà confectionné sa guitare électrique. Cette année, il se concentre sur la construction d’une guitare acoustique. « Fabriquer des instruments c’est une passion pour moi. Ma première guitare, je l’ai bricolée à l’âge de 8 ans ! Faire des études de luthier, pourquoi pas ? Mais les écoles et les débouchés sont rares. Cela restera probablement un loisir. L’an dernier, j’étais super heureux de finaliser ma guitare électrique. Mes parents ont vraiment été surpris du résultat et je crois qu’ils en sont assez fiers. Je suis vraiment satisfait du son et de l’esthétique de ma guitare et j’en joue tous les jours. »

Si vous êtes intéressé par l’atelier de lutherie, ne tardez pas à vous inscrire pour la rentrée prochaine. Contactez dès maintenant le PDMA au 02 35 38 25 40.

Pierre-Alexandre Bellest, luthier par passion
Après des études de lutherie en Angleterre et en Italie, en 2012, Pierre-Alexandre Bellest installe son atelier en Seine-Maritime où il fabrique des guitares classiques dans les traditions françaises et espagnoles.
Luthier-fabricant reconnu et estimé par ses pairs et par le monde de la musique, il n’emploie aucun matériau composite et travaille uniquement des bois massifs : cèdre rouge de l’ouest canadien, épicéa d’Italie, bois précieux comme le palissandre d’Inde et du Brésil.
Il consacre en moyenne 400 heures à la fabrication d’une guitare qui coûtera environ 4 000 euros à son acquéreur.

Atelier de Pierre-Alexandre Bellest • 06 75 99 35 82 • pa.bellest@gmail.com

Enregistrement en cours, une matinée avec Gang

Autre point fort du PDMA : son studio d’enregistrement de 20 m². Relié à une grande salle pédagogique, il permet de réaliser des enregistrements d’une haute exigence professionnelle. Le régisseur Franck Dhotel est aux commandes du studio et dispense des conseils techniques aux musiciens. La structure bénéficie d’une très bonne presse dans le monde de la musique et de plus en plus de groupes, tous styles musicaux confondus (funk, rock, classique…) se tournent vers le PDMA pour enregistrer leur album.

Ce jour-là, Gang, un groupe de blues rock habitué des scènes normandes, enregistre plusieurs titres de son prochain CD. La formation a déjà trois albums à son actif. Cette fois-ci, elle a choisi le PDMA. Stéphane Pingeon, batteur et citoyen nointotais, nous explique pourquoi.

« J’étais élève depuis douze ans à l’école Agostini, au Havre, lorsque j’ai entendu parler du PDMA. Je me suis aussitôt inscrit en batterie avec Quentin Damamme et en cours d’ensemble avec Serge Hendrix. Le PDMA, c’est vraiment la structure idéale. Tout ce dont peut avoir besoin un musicien est réuni au sein d’un même établissement : des cours avec des enseignants compétents, des locaux de répétition pour travailler seul ou en groupe et un studio d’enregistrement. Nous avions enregistré nos précédents albums dans des studios privés mais l’ambiance de travail n’était pas la même. Comme cela coûte très cher, les groupes cherchent à rentabiliser leur journée, et, au final ce n’est satisfaisant ni humainement ni musicalement. Au PDMA, vous bénéficiez de plus de liberté pour gérer votre planning et d’échanges de qualité avec le technicien qui est d’un grand professionnalisme. »


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