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Thermes publics


Les bains publics de Juliobona ont été découverts en 1880, mais la création de la rue E. Pigoreau, et une absence totale de relevés, ont fait oublier les thermes d’Alincourt. Ces thermes, construits au 2ème siècle, ont été découverts en 1827 par M. GAILLARD ; ils ont été recouverts mais reste connu par des plans et des documents figurés.

int-thermes-publicsLeur emprise dépasse, à ce jour, le demi hectare. La qualité de la mise en oeuvre, la sophistication des systèmes techniques et la richesse du décor, prouvent qu’il s’agit d’un programme architectural ambitieux, qu’une monnaie de Commode, égarée dans des remblais de construction, date de l’extrême fin du IIème siècle.

Les limites des thermes ont été atteintes au nord, où une voirie a été observée, et à l’est où un mur de clôture a été dégagé. Le plan du monument est divisé en un bloc compact, mais relativement comlpexe, et une cour-palestre encore hypothétique. Le bloc thermal combine une enfilade de cinq salles chaudes et un frigidarium (salle froide) en saillie.

Ce frigidarium, s’ouvre, au-delà de quatre piliers, sur un espace indéterminé (peut-être un vestibule), possède une piscine rectangulaire et encadrée de deux baignoires arrondies.

Sous le sol du frigidarium, une galerie souterraine desservait les installations de chauffage. Ce type de salle froide est connu et renvoie, entre autres, aux exemples d’Avenches (Suisse) et de Caerleon (Pays de Galles). La circulation entre le frigidarium et les salles chaudes s’effectuait par une petite pièce pavée d’une mosaïque, détruite en 1880, mais dont quelques éléments ont été retrouvés en 1987.

Les pièces chauffées se succèdent axialement du sud vers le nord. Les deux premières sont mal définies, mais sont potentiellement des tepidaria (salles tièdes) et peuvent également avoir été utilisées comme vestiaire, salle d’onction ou de massage. La troisième salle chaude (assa sudatio), sur plan rectangulaire, est chauffée par deux praefurnia (foyers) accessibles par la galerie technique souterraine mentionnée plus haut. Sa face nord est percée de deux niches arrondies encadrant un sas rectangulaire.

Le développement atteint par la piscine chaude a imposé une spécialisation et une séparation des espaces. Elles sont entourées d’une seconde galerie technique enterrée. Le mode de chauffage de la piscine, sous coupole, est particulièrement élaboré. Le souci de récupérer au maximum la chaleur est ici très proche de nos préoccupations.

La piscine est alimentée en eau chaude par une (deux vraisemblablement) chaudière. Les fumées de son (ses) praefurnium chauffent également un hypocauste sous le bassin, puis sont renvoyées par des gaines verticales, dans un canal sous la plage de la piscine.

Une cou-palestre s’étendait à l’ouest du bâtiment et était ceinte d’une galerie ou d’un portique intégrant la fontaine décrite précédemment.



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