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Développement durable


Le développement durable est un mode de développement qui cherche à concilier le progrès économique, l’équité sociale et la préservation de l’environnement.

C’est un mode de développement qui vise à satisfaire les besoins des populations actuelles sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs (rapport Mme Gro Harlem Bruntland, 1987).

Un peu d histoire

Les principales dates régissant cette notion de développement durable :

  • 1983 L’ONU crée la commission mondiale sur l’environnement et le développement.
  • 1992 L’Agenda 21 est adopté au 1er Sommet de la Terre à Rio (avec des mesures concernant le changement climatique, les conditions de travail dans les pays en voie de développement ou encore la pollution des sols…).
  • 1997 Le protocole de Kyoto vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre.
  • 2002 Le sommet de Johannesburg donne un nouvel élan aux rapports Nord-Sud.
  • 2005 Le 28 février, la charte de l’environnement, qui indique que « chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé » est introduite dans la Constitution française.
  • 2009 Adoption en France le 23 juillet 2009 de la loi dite « grenelle de l’environnement ».

Le développement durable nous concerne tous… entreprises, collectivités, citoyens et gouvernants ; pour cela nous devons répondre aux questions suivantes :

  • comment concilier progrès économique et social sans mettre en péril l’équilibre naturel ?
  • comment répartir les richesses entre pays favorisés et moins développés ?
  • et surtout comment faire en sorte de léguer une terre en bonne santé à nos enfants ?

Le développement durable veut apporter des réponses concrètes à ces questions… Reposant sur quatre grands principes :

  • L’équité sociale se traduisant par une solidarité dans le temps et dans l’espace ;
  • L’efficacité économique, c’est-à-dire se développer en adoptant les solutions les plus viables ;
  • La protection de l’environnement qui repose sur la responsabilité, la prévention et la précaution ;
  • La gouvernance portant la démocratisation des modes de décision et de participation.

Cinq finalités du développement durable sont mises en avant dans les traités internationaux :

  1. Lutte contre le changement climatique et protection de l’atmosphère
  2. Préservation de la biodiversité, protection des milieux et des ressources
  3. Cohésion sociale et solidarité entre territoires et entre générations
  4. Épanouissement de tous les êtres humains
  5. Dynamique de développement suivant des modes de production/consommation responsables

Le but principal du développement durable est de modifier nos modes de production et de consommation pour respecter l’environnement humain et naturel tout en permettant à chaque habitant de la planète de satisfaire ses besoins fondamentaux : se nourrir, se vêtir, s’instruire, travailler, vivre dans un environnement sain…

Il faut donc penser sur le long terme pour les générations futures et prendre en compte le bien-être de chacun
Pour cela, il faut changer de comportement face aux problèmes et menaces à venir : inégalités sociales, risques industriels et sanitaires, changements climatiques, pertes de biodiversité.

Mobiliser les habitants afin qu’ils participent plus activement aux processus de décision rentre dans la démarche de la démocratie participative qui vise à renforcer le rôle du citoyen, son pouvoir d’action et constitue l’un des enjeux majeurs du développement durable.

Agenda 21

C’est à travers le Sommet de la Terre de Rio en 1992 et la signature, par les Etats participants, du programme d’actions en faveur du développement durable que les collectivités françaises sont alors encouragées à s’engager dans cette démarche, en élaborant un Agenda 21 local, outil de mise en œuvre du Développement Durable à l’échelle d’un territoire. L’Agenda 21 doit être élaboré en concertation avec l’ensemble des acteurs socio-économiques à partir des réalités et du contexte du territoire, de ses besoins et de ses objectifs.

Ce que l’on doit faire pour le 21ème siècle, du latin ‘agere’ qui signifie ‘faire agir’.

L’agenda 21 concrétise la démarche de développement durable par un programme d’actions très précis avec des objectifs chiffrés de manière à évaluer les efforts consentis par tous pour les atteindre.

L’agenda 21 c’est aussi penser globalement et agir localement.

Les étapes clés pour l’élaboration d’un agenda 21 local sont :

  1. la réalisation d’un diagnostic du territoire afin de connaître ses atouts et les leviers d’actions,
  2. la mise en œuvre d’un programme d’actions transversales avec les acteurs locaux,
  3. l’intégration d’indicateurs de suivi qui permettront une évaluation régulière des actions menées.

Depuis 10 ans, le ministère du développement durable invite les entreprises, les associations, les services publics, les collectivités et les établissements scolaires à promouvoir les principes du développement durable.Elle se déroule chaque année du 1er au 7 avril.

L’objectif de cette opération est de sensibiliser les Français aux enjeux du développement durable et d’inciter chacun à adopter des comportements responsables.

En 2012, le thème était « soyons tous consom’acteurs ». voici ci-contre un reportage vidéo tournée sur le salon qui s’est tenu à la salle des Aulnes du 2 au 7 avril.

L’agenda 21 de la ville de Lillebonne

Afin de consolider ses engagements en matière de développement durable et d’en assurer une meilleure cohérence, le Pays de Caux Vallée de Seine a souhaité engager une démarche locale intégrée sur le moyen et le long terme à travers l’élaboration d’un agenda 21.

En 2006, les communautés de communes de Port-Jérôme, du Canton de Bolbec et de la Région de Caudebec-en-Caux souhaitent s’engager dans cette démarche et cinq communes se sont portées volontaires pour initier ce projet : Bolbec, Gruchet-le-Valasse, Lillebonne, Notre-Dame-de-Gravenchon et Caudebec-en-Caux.

Les différentes étapes

  • délibération du conseil municipal en date du 22 juin 2006 – lancement de la démarche et adhésion à la convention constitutive du groupement de commande (pour un prestataire extérieur),
  • désignation d’un élu et d’un membre du personnel comme référent,
  • mise en place d’un groupe de travail au sein de la mairie,
  • délibération du conseil municipal (22 mars 2007) – lancement de la démarche – calendrier prévisionnel,
  • délibération du conseil municipal (juin 2007) – aide aux énergies renouvelables pour les particuliers,
  • recueil d’informations pour l’établissement du pré-diagnostic en juin/juillet 2007,
  • présentation de la 1ère version de ce pré-diagnostic en septembre 2007,
  • validation du pré-diagnostic (octobre 2007) par le COTECH (comité technique) et le COPIL (pilotage),
  • sondage téléphonique du 19 au 30 novembre auprès de la population,
  • définition de 4 axes de travail pour la charte d’éco-responsabilité : aide et conseil aux particuliers en matière d’énergie, achats éco-responsable, grille d’analyse au regard du développement durable. 4 réunions de travail par groupe avec des personnes extérieures (bailleur, EDF, ADEME, ….),
  • 1ère version de la charte d’éco-responsabilité décembre 2007,
  • délibération du conseil municipal en date du 7 février 2008 – signature de la charte d’éco-responsabilité,
  • manifestation de signature de la charte à la CVS le 26 février 2008
  • janvier à mai 2088 : réalisation du diagnostic
  • partage du diagnostic avec les acteurs du territoire en juin 2008,
  • partage du diagnostic avec la population le 2 octobre 2008 (salle des Aulnes)
  • partage du diagnostic avec le personnel municipal (avril 2009)
  • rédaction des fiches actions
  • approbation de l’agenda 21 en conseil municipal du 16 décembre 2010
  • manifestation de lancement des agendas 21 du territoire en mars 2011

Actions & réalisations

Les services de la ville s’inscrivent dans l’organisation de manifestations lors de la semaine du développement durable, ou de journées thématiques :

  • Semaine du développement durable 2007
    Visite du chantier EANA et projection du film d’Al Gore « une vérité qui dérange » dans 4 cinémas du Pays (Caudebec, Bolbec, Lillebonne et Notre-Dame-de-Gravenchon),
  • 1er forum CMEJ à Octeville-sur-Mer
    Participation du service environnement via une exposition sur le développement durable,
  • Exposition ANORIBOIS
    Rue couverte de l’hôtel de ville du 21 juin au 6 juillet 2007,
  • Semaine du développement durable 2008
    Exposition sur les gestes simples pour économiser l’énergie, rue couverte de l’hôtel de ville,
  • Semaine du développement durable 2009
    Exposition sur le bois,
  • Journée mondiale de l’environnement 2009
    Concours photos à destination du personnel municipal,
  • Semaine du développement durable 2010
    Nettoyage du bois du Toupin avec le Conseil Municipal d’Enfants et de Jeunes et le conseil de quartier ; exposition des panneaux de résultat de la thermographie aérienne 2009,
  • Journée mondiale de l’environnement 2010
    Diverses animations en centre ville
  • Semaine du développement durable 2011
    Salon en direction des scolaires et du grand public à la salle des Aulnes,
  • Semaine du développement durable 2012
    Salon en direction des scolaires et du grand public à la salle des Aulnes

Les réalisations de la ville

  • Utilisation quotidienne de papier et enveloppes recyclés
  • Tirage de la voix romaine sur papier recyclé
  • Limitation des impressions des articles du service documentation par voie électronique
  • Récupération des journaux par le personnel
  • Paramétrage des imprimantes et photocopieurs en recto-verso et noir & blanc
  • Développement du site internet afin de réduire l’édition de guides pratiques chaque année
  • Photos numériques mises à disposition sur Flickr, plutôt que tirages papier
  • Impressions écologiques dans des imprimeries vertes (pour tout support : journal, agenda, kakémonos, affiches…)
  • Impression de la voix romaine dans un format qui optimise la découpe de manière à avoir le moins de perte possible
  • Choix de prestataires locaux
  • Réutilisation des feuilles imprimées en brouillon
  • Envoi d’invitations et de dossiers de presse par mail (autant que possible)
  • Impression de cartes de vœux dont une partie des recettes est reversée à l’association Petit Prince (2011)
  • Réalisation d’objets publicitaires écologiques
  • Déplacements à pieds ou en vélo pour les prises de photos
  • Autocollant stop pub
  • Boîte à piles
  • Récupération et/ou ré-utilisation des panneaux d’expositions
  • Achat de vélos à assistance électrique pour le personnel
  • Mise à disposition de carafes d’eau dans les réunions
  • Utilisation de lampes basse consommation
  • Illumination de Noël par led
  • Pose de panneaux photovoltaïques sur la toiture de la salle M. Ostermeyer
  • Aide aux énergies pour les particuliers
  • Sensibilisation du personnel à l’utilisation rationnelle de l’énergie
  • Installation de limiteurs de débit d’eau sur les robinets des bâtiments municipaux
  • Réalisation de décorations par le service des espaces verts
  • Engagement à réduire l’utilisation de produits phytosanitaires
  • Réalisation d’un guide pour les jardiniers amateurs
  • Utilisation de vinaigre blanc pour l’entretien de certains bâtiments
  • Réalisation d’expositions sur le bois
  • Travail en collaboration avec le Conseil Municipal d’Enfants et de Jeunes
  • Lancement d’une étude transport
  • Lancement d’un éco quartier

Bilan carbone

La commune de Lillebonne, consciente des enjeux climatiques et de la problématique de la raréfaction des énergies fossiles, s’est engagée dans une démarche de Bilan Carbone ® de ses activités avec la communauté de communes Caux-Vallée-de-Seine et 4 autres municipalités. La méthode Bilan Carbone ® « Patrimoine et Services » conçue par l’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) permet de comptabiliser les émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) qui résultent des activités ou des services rendus par la commune.

Méthodologie

La mise en œuvre de ce Bilan Carbone ® donne lieu à une démarche proactive dans la durée de réduction des émissions de GES et des consommations énergétiques relatives au fonctionnement des activités et services de la commune de Lillebonne. Ce diagnostic des émissions de GES s’inscrit dans la démarche d’élaboration du Plan Climat Energie Territorial.

La méthode Bilan Carbone ® a été élaborée par l’ADEME pour permettre à toute activité, industrielle ou tertiaire (y compris publique et associative) d’estimer les émissions de Gaz à Effet de Serre (GES) qui résultent de son fonctionnement (indifféremment du lieu de production des émissions).

Cette indifférence par rapport au lieu d’émission a plusieurs causes :

  • les GES ont des durées de résidence dans l’atmosphère qui varient,
  • et il faut environ un an pour que l’air de l’atmosphère s’homogénéise entre les deux hémisphères.

Cela permet donc d’estimer que les émissions ont un impact global et non local, et de toutes les considérer sur un pied d’égalité quel que soit le lieu de leur émission. Les gaz émis n’ont pas tous le même impact sur l’effet de serre. Cet impact est mesuré par le Pouvoir de Réchauffement Global (PRG). Plus le PRG est élevé, plus l’impact du relâchement d’un kilogramme de ce gaz dans l’atmosphère est important. Cette valeur varie également avec le temps. Il s’agit bien entendu d’un effet moyen retenu par les conventions internationales.

Ces différents gaz, présents naturellement dans l’atmosphère, contribuent, en captant une partie du rayonnement solaire et en réfléchissant le rayonnement terrestre, à maintenir une température moyenne de 15°C à la surface du globe. Une telle température est propice à la vie, sans les GES la température moyenne à la surface terrestre serait de -18°C.

En augmentant au cours des 2 derniers siècles, l’activité humaine a utilisé un grand nombre de ressources fossiles rejetant ainsi une quantité toujours plus importante de ces GES. L’équilibre naturel s’en trouve perturbé et cela participe à augmenter la température moyenne, ce qu’on appelle le réchauffement climatique.

Sources : Cabinet ALTEREA

Bilan

Afin de ne pas « parler dans le vide » et de s’appuyer sur des bases solides, la Ville a souhaité dresser un état des lieux précis et rigoureux de son impact environnemental en termes d’émissions de gaz à effet de serre (GES) et réaliser en quelque sorte son « examen de conscience ». En 2010, elle commande donc un bilan carbone, dont voici la synthèse : bilan carbone ® – Ville de Lillebonne

Actions réalisées

  • Construction THPE (Très Haute Performance Energétique) : la résidence Europe
  • Evolution des systèmes de chaufferie dans les bâtiments municipaux
  • Investissement dans du matériel d’éclairage public basse consommation
  • Achat de vélo électriques à destination des employés municipaux
  • Désherbage thermique et paillage des massifs


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